Soigner une Mobilité Dentaire

Soigner une Mobilité Dentaire

Publié le 2 juin 2026
Mis à jour le 2 juin 2026
Temps de lecture : 5 min
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La mobilité dentaire est un phénomène susceptible d'entraîner des complications importantes. Les dents présentent naturellement une mobilité, mais celle-ci est tellement légère qu'elle en devient imperceptible. En présence de pathologies ou de dents endommagées, une mobilité accrue doit être prise en charge rapidement.

Les degrés de mobilité dentaire

En matière de mobilité dentaire, la classification actuellement en vigueur distingue quatre degrés. Le niveau 1 correspond à la mobilité physiologique, le niveau 2 à une mobilité horizontale de l'ordre d'un millimètre, le niveau 3 à une mobilité horizontale supérieure à un millimètre, et le niveau 4 à une forte mobilité combinant déplacement horizontal et vertical, la dent s'enfonçant dans son alvéole de manière visible à l'œil nu.

Dans des conditions normales, la dent est solidaire de l'os qui l'entoure grâce à des fibres alvéolo-dentaires. Cet ancrage n'est pas entièrement rigide et autorise un léger mouvement, mais dont l'amplitude est si réduite (elle ne dépasse pas un dixième de millimètre) qu'elle demeure totalement indétectable au quotidien. Lorsque la mobilité des dents devient perceptible, c'est qu'un trouble dentaire plus sérieux existe et qu'il convient de le traiter.

Les causes possibles

Plusieurs facteurs peuvent expliquer une mobilité dentaire. Le plus évident concerne la rupture du ligament alvéolo-dentaire, qui assure la jonction entre la dent et la mâchoire. Lors d'un traumatisme ou d'un accident, ce ligament peut céder et priver la dent de sa fixation. Elle va alors se mettre à bouger de manière nettement plus marquée.

Il peut également arriver qu'un défaut de contact apparaisse entre une dent du bas et une dent du haut. Les fibres alvéolo-dentaires s'adaptent à cette situation pour éviter une possible fracture, mais cela accroît en retour la mobilité des dents concernées.

Une cause plus sérieuse est la parodontite. Cette affection a pour conséquence de détruire les attaches de la dent à l'os maxillaire en touchant le ligament parodontal. On parle ici de mobilité dentaire pathologique. Une inflammation d'autant plus importante de la gencive viendra amplifier les mouvements de la dent. Une vraie gêne peut être ressentie lors du brossage ou de la mastication, et il est donc indispensable de traiter ce problème sans attendre.

Les traitements à mettre en œuvre

À la suite d'une fracture ou d'un accident, un problème de mobilité dentaire peut apparaître. Votre chirurgien-dentiste préconisera alors un traitement de contention afin de réparer les ligaments qui se sont rompus. En effectuant des ligatures ou en posant une attelle collée aux dents voisines, la dent sera à nouveau fixée à l'os alvéolaire et retrouvera progressivement sa mobilité naturelle.

Si la mobilité est pathologique, un traitement parodontal adapté devra impérativement être mis en place. Plusieurs moyens existent pour lutter contre la parodontite. Un traitement à base d'antibiotiques visant à combattre les bactéries, complété par des bains de bouche, constitue une première option. Une intervention chirurgicale pour un nettoyage complet de la gencive peut aussi être envisagée. Votre dentiste peut également pratiquer des soins destinés à éliminer le tartre. La gencive pourra ainsi adhérer normalement à la dent et mettre fin à une mobilité excessive.

Au terme du traitement, une mobilité résiduelle peut parfois subsister. Il est possible d'y remédier par la pose d'une attelle ou d'un fil de contention.